Tarentaise, Vanoise et Beaufortain

Le Gîte est situé sur le flanc de la vallée de la Tarentaise séparant le parc national de la Vanoise et le Parc naturel régional du Beaufortain. L'un est un massif schisteux et cristallin, l'autre est un massif à dominante calcaire : deux mondes très différents.

Tarentaise, Vanoise et Beaufortain

Le Parc de la Vanoise, et ses 300 km² de merveilles naturelles. Premier parc national français, il a été crée en 1963 pour relier un espace alpin situé entre l’Isère et l’Arc au parc du Gran Paradiso, en Italie, et pour protéger certaines espèces animales, dont le bouquetin, d’extinction. Les glaciers ainsi que les lacs et rochers qui les environnent représentent environ 40% de la superficie du parc, tandis que le reste est constitué essentiellement de forêt et d’alpages. Il y a une centaine de sommets de plus de 3000 m dans le parc lui-même, qui compte aussi une zone périphérique de quelque 800 km², essentiellement de forêt.

Le parc est l’endroit par excellence où observer bouquetins et chamois, et bien d’autres espèces encore. Il y a 125 espèces d’oiseaux répertoriés dont l’aigle royal, emblématique. La flore alpine y est particulièrement variée. Le Parc de la Vanoise, accessible de notre côté par Peseiy Nancroix compte environ 450 km de sentiers balisés et 42 refuges. Allez-y par vous même - nous prêterons de la documentation - ou avec un accompagnateur du bureau des guides qui fera de votre randonnée un experience didactique.

Alors que la Vanoise offre un paysage, en saillie, plutôt vertical, les paysages du Beaufortain aux formes plus ouvertes permettent des vues magnifiques sur les massifs avoisinants. En hiver ses contrées sont idéales pour le ski de randonnée et les ballades en chiens traîneaux. De nombreux lacs (souvent articficiels) apportent une touche mysterieuse à cette région ou l’occupation humaine d’origine s’est maintenue plus qu’ailleurs, conservant les activités rurales ancestrales et les traditions.

Le Val d’Aoste

Naguère trait d’union des Etats de Savoie, reliant le Petit Saint Bernard aux portes du Piémont, cette magnifique vallée située entre Mont Blanc et Cervin est un des plus beaux conservatoires du monde alpin. La nature y est à la fois sauvage et parsemée d’édifices religieux et militaires de pratiquement toutes les époques. L’architecture y est restée traditionnelle ; la pierre, le bois et les toits en lauze y demeurent la règle. . Les nombreuses manifiestations, fêtes traditionnelles, foires, carnavals, témoignent de l’attache très vivace des habitants à leur terroir.

La capitale de cette région autonome, la ville d’Aoste, italianisée par Mussolini qui y fit venir des milliers de familles calabraises comme ouvriers de la sidérurgie et des chantiers hydroelectriques, est un dépaysement assuré dans un décor de ruelles pavées, de petits commerces, d’édifices baroques (telle que la cathédrale Saint Ours) et de monuments romains, (portes prétoriennes, murs d’enceinte, amphithéâtre, crypte, etc...).

Séjournant à Montvilliers, si on veut passer une journée « en ville », Aoste est notre premier choix, ex-aequo avec Annecy. Chaque ville est à environ 1 h ½ du gîte.

Annecy

On ne présente pas Annecy et on préfère se reporter aux guides de la région pour en faire une description détaillée. Certains de nos hôtes y voient un décor parfait de contes de fées. Par delà l’attraction touristique d’un ensemble qui a beaucoup a offrir, Annecy est une ville très dynamique tant sur le plan économique que culturel - d’où les nombreux spectacles et festivals. A environ une heure et demie du gîte. Différents itinéraires pour y accéder, longeant le lac, sont d’une beauté saisissante. Mais attention aux embouteillages en été qui peuvent vous gâcher votre journée. N’ayez crainte, nous vous dirons par où il faut passer.

Moutiers, Aime et Bourg-Saint-Maurice

La Capitale historique de la Tarentaise est devenue, vue de loin, un centre logistique un peu informe au centre d’une zone de grands domaines skiables. Pourtant, ancien siège d’un archevêché (et d’un simple évêché jusqu’en 1966) Moutiers a su mettre en valeur certains éléments de ce legs de l’histoire : Sa place de l’archevêché avec son petit marché vivant et coloré (mardis et vendredis) ; sa rue commerçante et ses quais de l’Isère animés par le vacarme des eaux tourbillonantes ; la Cathédrale Saint Pierre et ses musée, dont l’Espace baroque de Tarentaise en font une destination touristique culturelle locale.

Aime possède une magnifique basilique dont la structure existante date du XIe siècle (art roman primitif avec nef à charpente), le choeur et les fresques du XIIe siècle et la crypte, paléo-chrétienne, provient d’un ensemble romain préexistant. Le bourg possède également une tour de guet du XIIIe siècle, caractéristique des enjeux défensifs de ce lieu de passage alpin privilégié, ainsi qu’un musée de l’habitat villageois en Tarentaise.

Bourg-Saint-Maurice a connu une expansion récente forte grâce notamment aux stations de Haute Tarentaise et à la présence des Chasseurs Alpins. A côté d’une grande rue attrayante jalonnée de commerces traditionnels de qualité, la ville est bien dotée en équipements sportifs.

Paysages

Le pics acérés et la vallée qui entourent le gîte offrent des panoramas impressionnants d’un paysage alpin typique.
Projetées vers le haut par la collision des plaques tectoniques européenne et africaine puis taillées par les glaciers du pleistocène, les Alpes de Savoie sont un cadre fascinant de randonnée et d’aventure.

Les falaises de calcaire et de quartzite surplombent lacs et cascades. Le flanc des vallées abritent villages et hameaux, tels que Montvilliers, accrochés à des pentes abruptes formés essentiellement de schistes noirs et des graviers arrondis de moraines glaciaires.

La diversité des types de roches, de la végétation et du terrain ont produit des sols variés propices aux pâturages, aux vergers de montagne et à la forêt.

Les ressources minérales ont apporté, par le passé, une dimension stratégique à la vallée. Des mines, dont l’origine remonte à l’époque romaine on a extrait fer, cuivre, galène et argent.

Le Gite de Montvilliers est une base idéale pour explorer cet héritage géologique et ce terrain spectaculaire.

Flore

L’entourage immédiat du gite comprend un verger de pommiers à cidre, des pâturages et la forêt, qu’égayent les torrents. Il y a des centaines de variétés de fleurs qui fleurissent entre mai et octobre. Tôt dans la haute saison, des beautés communes telles que vipérines, digitales, silènes et mélampyres bordent les routes. Dans la forêt, vous trouverez sabots de vénus, orchis tacheté, grande listères.

Sur les pentes, vous trouverez aussi toutes sortes d'orchidées parfumées et des néotties. Pour des formes et des couleurs plus imposantes vous trouverez une grande variété d’espèces de centaurées et de campanules. La gentiane jaune toujours impressionnante égaye les champs et les bosquets entre Montvilliers et le village voisin de Longefoy.

C’est aussi le territoire du sorbier, du chèvrefeuille, du genevrier, du fraisier, du framboisier et de l’airelle. Plus haut, lorsque la neige et la glace ont laissé place à la pelouse alpine, on retrouve des espèces plus éblouissantes encore telles que anémones, soldanelles et différentes variétés de gentianes. Au fur et à mesure qu’on monte, la coloration des feuilles et des fleurs s’intensifie, la forte luminosité provoquant l’abondance de chlorophylle et de pigments colorés.

Faune

L’été est aussi la haute saison pour les oiseaux autour du gîte. Dans le verger et autour du bâtiment, vous verrez ou entendrez rougequeue noirs, mésanges charbonnières et nonnettes, gobemouches, chardonnerets, pinsons, serins, sitelles, pics-épeiche, buses. L’aigle royal s’approche parfois, et vos ballades le long des routes ou des sentiers avoisinants vous permettront d’en découvrir d’autres : corneilles, grives, troglodytes, mésanges bleues, bergeronnettes, par exemple.

Un peu plus haut dans la montagne vous trouverez grand-tétras, tétras lyre, merles, choucas, chouettes de Tengmalm, niverolles, lagopèdes, accenteurs alpins.

Il n’y a pas que l’air qui est plein de vie ; Parmi les mammifères à proximité du gîte on aperçoit souvent des sangliers, des blaireaux, des cerfs, des lièvres et des renards. Il n’est pas nécessaire d’aller bien plus haut pour trouver des marmotes, des hermines et des martres. Puis, plus haut les bouquetins et chamois. Si le loup et le lynx sont rarement aperçus, leur nombre est en augmentation dans le parc de la Vanoise.

Arts et traditions populaires

Les témoignages s'en trouvent dans les musées des environs, mais aussi dans l'architecture villageoise et dans quelques usages qui ont perduré de nos jours. A la belle saison, plusieurs viallages font revivre tel Peisey Nancroix lors de sa fête du 15 août, les métiers agricoles et l’artisanat traditionnel ainsi que les costumes du pays.

Histoire et architecture

Sa nature sauvage ne doit pas effacer les nombreux témoignages de la richesse du passé de la vallée, qu'il s'agisse de vestiges archéologiques de l'époque romaine, des fortifications médiévales protégeant les lieux de passage, ou des églises et chapelles baroques qui la parsèment, y compris dans des lieux accessibles que par plusieurs heures de marche en été ou à ski en hiver. Témoignage d'une contre-réforme militante et conquérante, les magnifiques rétables qu'elles abritent sont des exemples étonnants du pouvoir didactique de l'image. L’art baroque est mis en valeur l’été lors des différents festivals de musique baroque.

Sur l’architecture de montagne dont de nombreux villages donnent de beaux exemples permettant de comprendre la vie paysanne d’autrefois, il existe à Aime un musée de l’architecture et de l’habitat.